dimanche 28 avril 2013

DE L'ISLAM AUX ISLAMS


Le samedi 16 février 2013, une bombe cachée dans un camion-citerne a explosé près d’un édifice de deux étages qui s’est aussitôt effondré à Hazara Town, une ville chiite dans la banlieue de Quetta, la capitale du Baloutchistan (province pakistanaise frontalière de l’Iran et de l’Afghanistan). L’attentat a fait 81 morts et près de 180 blessés[1].

Il est important de savoir que les rebelles baloutches ne s’attaquent jamais à la minorité chiite, contrairement à des groupes armés sunnites. En fait, ces violences intercommunautaires musulmanes visent un meilleur partage des ressources naturelles et une plus grande autonomie. Et depuis le milieu des années 90, des assauts se multiplient contre la minorité chiite qui constitue environ 20 % des 180 millions de Pakistanais.

Ce fait divers assez « banal » nous invite à mieux connaître les familles de confession musulmane pour mieux comprendre l’actualité internationale. Ainsi, par exemple, qui sont réellement les sunnites ? Ou encore quels éléments les différencient des chiites ? Et dans l’Islam, quels sont les autres courants spirituels importants ?



[1] Le Soir, lundi 18 février 2013

vendredi 15 mars 2013

QUAND L'EAU DONNE... SOIF DE PROFIT

On pourrait croire que l'eau est un bien commun : elle est devenue une marchandise. Les marchés financiers, dont le cynisme semble sans limites, la qualifient désormais d' « or bleu ». Si le 20ième siècle a été appelé  le « siècle du pétrole », le 21ième pourrait bien être celui de l'eau.
Selon les Nations unies, la consommation mondiale d'eau double tous les vingt ans !
La population de notre planète augmente, tout comme l'urbanisation. Les besoins de l'agriculture et de l'industrie s'intensifient, le confort « domestique » (toilettes, piscines, bains, jardins, … voir encadré) va en s'accentuant … et les réserves d'eau douce s'amenuisent.  Les infrastructures de l'eau, sa technologie demandent des investissements colossaux que beaucoup d’Etats ont du mal à assumer. La solution se trouverait-elle auprès des capitaux privés ?



vendredi 1 février 2013

QUAND LE TRAVAIL VOUS TUE

En 2008-2009, une vague de suicides chez l'opérateur France-Télécom fait éclater au grand jour les drames qui se jouent au sein du monde du travail. Fin de l’année dernière, la Belgique a été secouée par une tentative de suicide d’un travailleur de l’usine Aisin Europe, à Braine-l’Alleud. Fabian a ingurgité une dose massive d’antidépresseurs et a été retrouvé dans le coma. Ses amis ont alors dénoncé haut et fort le climat qui règne dans l’entrepôt et les méthodes d’un autre âge appliquées par les managers de la société : brimades, insultes et intimidations de toutes sortes. Peur des représailles, peur de se rendre aux toilettes, de boire un verre d’eau, de parler… Situation catastrophique extrême sans doute mais qui met bien l’accent sur les malaises de plus en plus nombreux au travail : surcharge, non-reconnaissance, management par la terreur. Le travailleur semble bien seul devant les exigences de rendement, le surcroît de travail, l’arbitraire d’une évaluation, les relations professionnelles dégradées, la menace d’une perte d’emploi, la flexibilité à tout crin. Ces malaises au travail conduisent très souvent le travailleur au sentiment de ne plus pouvoir réaliser un travail de bonne qualité et d’être dévalorisé. Il doit alors faire face à un déséquilibre entre ses ressources et les contraintes de sa situation de travail, et le stress s’installe. Avec, à la clé, ses effets sur la santé mentale et physique : dépression, épuisement, troubles cardiovasculaires ou musculo-squelettiques, moindre résistance aux infections... Au point qu’en septembre dernier a été lancée, par Monica De Coninck, la ministre concernée, une campagne de sensibilisation au phénomène du stress au travail (www.sesentirbienautravail.be).